Mine bwi saumon
En cuisine !

Parce qu’on vient de loin #02 – Le mine bwi somon d’Odd Athaëna

Odd Athaëna a été l’une des premières à bien vouloir se prêter au jeu de la rubrique Parce qu’on vient de loin. Elle a eu la gentillesse de m’envoyer de très jolies photos prises dans sa cuisine so British, ainsi qu’une recette bien morisien : mine bwi somon (nouilles au saumon). Découverte.

Quand je suis arrivée en Angleterre il y a trois ans, la nourriture était pour moi le meilleur remède au mal du pays et à la déprime hivernale. Le rougail est une recette héritée de ma mère (d’ailleurs ma version n’est pas aussi bonne que la sienne !), qui me rappelle les samedis soirs et les rougail Glenryck avek roti ! Je me revois jouer toute la journée avec une voisine qui venait à la maison, et à l’heure du dîner, ma mère nous appelait pour qu’on rentre et qu’on passe à table.

Je n’ai jamais été une grande cuisinière et dépendant de mon humeur, il y a des jours où j’aime cuisiner et d’autres moins. En général, je cuisine au maximum trois fois par semaine mais à travers ces moments, et notamment grâce à la cuisine mauricienne, j’arrive à partager un petit bout de chez moi avec mon copain et sa famille, ainsi qu’avec mes amis.

J’ai essayé de reproduire le rougail de ma mère, et étant une fan inconditionnelle de mine bwi, j’ai combiné les deux !

Ingrédients (pour 2 personnes)

Mine bwi saumon

  • 2 morceaux de filet de saumon
  • 1 oignon
  • 2 ou 3 gousses d’ail
  • 1 ou 2 piments verts ou rouges (facultatif)
  • Une boîte de tomates pelées ou 5 tomates entières coupées en dés
  • Une petite poignée de coriandre ou de persil
  • 3 branches de thym
  • 3 cuillères à soupe d’huile + 3 cuillères à soupe d’huile
  • 1 sachet de nouilles
  • 1 litre d’eau
  • Sel et poivre

Préparation (30 minutes)

  1. Commencer par hacher l’oignon, l’ail, la coriandre ou le persil, le piment et égrener les branches de thym.Mine bwi saumon
  2. Faire chauffer 3 cuillères à soupe d’huile dans un wok (pour le rougail), et les 3 autres dans une poêle (pour le saumon). Dans une casserole, faire chauffer le litre d’eau (pour les nouilles).
  3. Lorsque l’huile est chaude, verser l’ail, l’oignon et le piment dans le wok, saler et poivrer et faire revenir à feu doux.
  4. Quand le mélange s’attendrit, ajouter le thym et les tomates et augmenter légèrement l’allure du feu.Mine bwi saumon
  5. Faire cuire les nouilles : généralement, les nouilles précuites doivent juste être plongées dans l’eau bouillante et retirées aussitôt, le but étant de les détacher. Si vous utilisez des nouilles déshydratées, le temps de cuisson varie entre 10 et 13 minutes. Pensez à vérifier les indications sur votre sachet 😉
  6. Assaisonner le saumon et le faire cuire à la poêle (environ 2 minutes de chaque côté, la cuisson se poursuivra dans le rougail), puis couper en morceaux et ajouter au wok.Mine bwi saumon
  7. N’oubliez pas de remuer constamment votre rougail pour éviter que la sauce n’accroche ou ne sèche. Le cas échéant, ajouter un petit peu d’eau (une technique de ma mère et de ma grand-mère !). Veillez à ne pas avoir la main trop lourde sur l’eau, sinon votre rougail sera trop humide et aura tendance à être fade.Mine bwi saumon

  8. Lorsque les nouilles sont prêtes, filtrer à l’aide d’une passoire et ajouter un trait d’huile de sésame.

Et voilà, c’est prêt !

Athaëna a pour petit rituel de cuisiner le mine bwi somon tous les lundis, et elle ne s’en lasse pas ! Elle l’accompagne d’achards de légumes, pour une touche supplémentaire d’exotisme en début de semaine 🙂

Et vous, avez-vous une petite tradition culinaire, un plat dont vous ne vous lassez pas et qu’on retrouve souvent dans votre menu ?

Photos : Athaëna

 

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recette daube poulet
En cuisine !

Parce qu’on vient de loin #01 – Le kari poul avek pom deter de Jason Lily

Enn farata ek kari poul avek pom deter, enn siper satini pom damour, so kotomili biensir, enn kari dhal, enn frikase ziromon, enn rougay touni ek enn pima ver kraze. C’est le pitch du menu parfait selon Jason Lily, un artiste mauricien qui fait rayonner ses ondes positives autour de lui au quotidien. Voici son histoire, sa recette.

C’est un menu convivial, ce sont des parfums qui réveillent de bons souvenirs. Je me rappelle de mon défunt grand-père, des fêtes familiales, des escapades à Albion ou à Flic-en-Flac.

Il a quand même fallu faire un choix pour ne pas vous perdre au milieu de toutes ces recettes, car le menu est en fait composé d’une galette (farata), de deux currys, d’une salade (satini pom damour), d’une fricassée, d’une rougaille et d’une pâte de piment. Pour cet épisode, Jason a donc choisi de partager sa recette de curry de poulet aux pommes de terre, que voici que voilà !

Recette daube poulet

Ingrédients (pour 4 personnes)

  • 4 cuisses de poulet
  • 6 grosses pommes de terre
  • 5 tomates
  • 1 oignon
  • 1 cuillère à soupe de pâte d’ail et gingembre
  • Quelques feuilles de caripoulé
  • 1 cuillère à soupe de cinq-épices
  • 1 poignée de coriandre
  • 3 cuillères à soupe de curry en poudre
  • 2 cuillères à soupe d’huile
  • Sel et poivre

Préparation (30 à 45 minutes)

  1. Faire chauffer l’huile dans un fait-tout ou une grande sauteuse.
  2. Ajouter l’oignon coupé en lamelles, la pâte d’ail et gingembre et les feuilles de caripoulé et faire revenir.
  3. Ajouter le curry en poudre et les cinq-épices et mélanger jusqu’à ce que le tout prenne une couleur foncée.
  4. Ajouter les tomates coupées en dés, un grand verre d’eau, le poulet et les pommes de terre coupées en morceaux.
  5. Laisser mijoter une trentaine de minutes en remuant de temps en temps pour une meilleure cuisson du poulet et des pommes de terre.
  6. Saler, poivrer, ajouter la coriandre et prolonger la cuisson pour une dizaine de minutes.

Et voilà ! Ce kari poul avek pom deter me fait saliver, j’en compterais presque les jours avant d’aller manger chez maman ! Merci à Jason pour cette belle recette ! C’est vrai qu’elle respire la convivialité, je n’ai pas de mal à imaginer ma grande soeur appeler toute sa maisonnée à table pour un repas de fête et ça me rend nostalgique tout d’un coup 🙂

Si vous aussi, vous avez une recette qui vient de loin, qui occupe une place de choix dans votre coeur et que vous souhaitez partager, ma boîte mail est ouverte ! En attendant, n’hésitez pas à me dire si vous avez testé et si vous avez aimé (je suis sûre que oui !) 😉

Jason Lily

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : Jason Lily & Pomme d’amour

Belasie épicerie asiatique Rennes
En cuisine !

Belasie, le paradis des amateurs de cuisine astiatique et exotique

Hello ! Aujourd’hui, je viens vous parler d’une merveilleuse adresse que j’ai découverte à Rennes : Belasie. Située rue de la Donelière, au nord de Rennes, cette épicerie est un lieu incontournable pour toute personne appréciant les saveurs exotiques et asiatiques. L’enseigne propose toute une panoplie de produits venus tout droit de Chine, du Vietnam, de Thaïlande, de Corée, du Japon, des Antilles, de La Réunion, de Maurice et d’Afrique : épices, sauces, condiments, bonbons, boissons, etc.

Belasie épicerie asiatique Rennes

Mon premier petit bonheur et surtout ma première victoire en arrivant chez Belasie, ça a été de voir les paquets bleus estampillés Bois Chéri, alignés à côté des PG et autres mythiques boîtes jaunes de thé au jasmin. Mon deuxième petit bonheur : les énormes sacs de riz basmati, qui m’ont rappelé le temps où mon père m’impressionnait en les portant sur son épaule quand on allait s’approvisionner à Stalingrad. Nostalgie, quand tu nous tiens ! Mon troisième petit bonheur, les jolis pots d’achards Patak’s, un autre classique qu’on retrouve dans le frigo de bien des Mauriciens ! Enfin, mon dernier petit plaisir (après j’arrête !) : entendre quelques phrases de créole, même réunionnais, juste derrière moi.

Belasie épicerie asiatique Rennes

Belasie épicerie asiatique Rennes

Chez Belasie, on trouve également des herbes telles que les brèdes, la coriandre et la menthe. Des bottes énormes (et fraîches !) pour trois fois rien, ça change quand même nettement de la barquette qui fait la tête dans les rayons des grandes enseignes plus courantes… Niveau produits frais et surgelés, il y a énormément de choix, des nouilles aux boulettes en passant par le tofu, les raviolis, les nems ou encore les samoussas. Des barquettes à emporter sont aussi disponibles à l’espace traiteur. Je ne m’y suis pas attardée mais ça semblait plutôt appétissant !

Belasie épicerie asiatique Rennes

En termes de prix, je trouve qu’on est dans la moyenne, voire même moins cher qu’en grande surface pour certains produits comme le poivre entier, la sauce soja ou encore les raisins secs. Cela vaut également pour le rayon frais : autour de 3€ pour un kilo de nouilles de riz, je dis oui !

Et parce que Belasie ne fait pas les choses à moitié, le magasin a également un site internet très complet : juste ici. Si vous êtes à Rennes et que souhaitez faire vos emplettes et apporter une petite touche d’ailleurs à vos plats, c’est le moment de voir ce qui pourrait vous intéresser ! Le magasin est ouvert du lundi au samedi, de 9h à 19h.

Je ne vous retiens pas plus longtemps, allez-y 😉

 

Bar l'heure du jeu Rennes raclette
Autour d'un verre

Soirée raclette à L’heure du jeu : du fromage, du fun, de la joie !

Un des plaisirs que j’ai retrouvés en rentrant en France, c’est celui de pouvoir sortir le soir sans me soucier de réserver un taxi pour rentrer. Nous en avons donc profité pour répondre présents à la soirée raclette organisée vendredi dernier à L’heure du jeu.

L’heure du jeu est un bar à jeux de société qui accueille petits et grands dans une ambiance amicale et fort sympathique. Il se situe au coeur de Rennes, dans le quartier des Champs Libres, et est ouvert du lundi au dimanche.

A l’intérieur du bar, une immense sélection de jeux de société, allant du chacun pour soi aux jeux d’enquête en passant par les jeux coopératifs et les classiques. Il y a vraiment de quoi mettre tout le monde d’accord, quels que soient le caractère et les préférences de chacun. Des soirées sont par ailleurs organisées régulièrement (quiz de culture générale ou musicaux, blind tests, etc.).

Bar l'heure du jeu Rennes

En ce qui nous concerne, nous n’avons pas joué ce soir-là car nous n’y sommes allés que tous les deux et la faim (le fromage ?) a eu raison de nous. Le service était organisé sous forme de buffet à volonté comprenant le fromage, la charcuterie, les patates, les condiments et la salade. Le tout pour 13,50€ par personne. Un tarif que je trouve amplement raisonnable vu la qualité de l’accueil et du service, les quantités, l’ambiance : bref, c’est un tout !

Le bar étant plein à craquer, nous avons dû être colocs de table avec un autre groupe que nous ne connaissions pas du tout, mais tout s’est bien passé et nous avons donc passé une excellente soirée. En somme, si vous êtes de passage à Rennes et si vous aimez les lieux conviviaux, n’hésitez pas à faire une halte à L’heure du jeu. Ce bar fait partie des lieux où l’on se fabrique de délicieux souvenirs, et où l’on revient sans hésiter dès que l’occasion se présente !

Par ici pour accéder au site du bar 😉

Autour d'un verre

Anita, nettoyeuse de poissons à Cap Malheureux

Les vacances, une invitation à être plus attentif à ce qui vous entoure. J’ai guetté l’arrivée des pêcheurs, et puis j’ai vu cette dame sortir ses petits poissons orange et les poser sur la table. Je ne sais pas laquelle de nous deux a été la plus rapide à se ruer vers l’étal : ma mère ou moi ! Mais le résultat était le même, nous avons fait une très belle rencontre avec Anita, nettoyeuse de poissons à Cap Malheureux.

Elle vit à Saint-François et se rend à la plage tous les matins en bus. Son lieu de travail pourrait en faire rêver plus d’un : chaque jour, elle s’installe derrière l’église au toit rouge, emblème de la région de Cap Malheureux, de 9 heures et demie à 16 heures.

blog la kitschenette poisson

C’est les pieds dans l’eau, tantôt en plein soleil, tantôt sous la pluie, que cette maman de 36 ans gratte, coupe et remet les poissons à ses nombreux clients. Ils font la queue, un brin de causette, le temps qu’Anita enlève soigneusement les écailles et les nageoires des vielles rouges qui s’entassent sur sa table. Le prix : 250 roupies la livre. Soit environ 12 euros le kilo pour faire nettoyer les poissons achetés aux messieurs postés un peu plus loin, à l’ombre.

« C’est mon travail depuis un an. Et quand mes enfants ne vont pas à l’école, ils viennent avec moi. »

Une journée au travail de maman, à la plage, à jouer à chat ou à aider au nettoyage des poissons. Ce jour-là, Anita est seule. En une demi-heure, elle aura nettoyé une belle dizaine de poissons. Je regarde les nageoires et les écailles s’entasser sur la roche noire et je me dis qu’un bon curry de poisson ravirait bien mes papilles ce soir… !

En cuisine !

A la découverte du piment d’Espelette

Ca y est, Marlène, ma prof de sport de collège, est arrivée ! Il est loin le temps des tours de piste infernaux… Nous avons papoté tout l’après-midi, et j’ai eu droit à quelques petites surprises savoureuses : des frittons de canard, des rillettes de volaille et de canard, et du piment d’Espelette.

blog cuisine la kitschenette piment d'espelette

« C’est un AOC, c’est sûr, tu connais pas ! », m’a-t-elle promis en posant sa valise !

C’est vrai. Et je suis impatiente de découvrir ! Après avoir ouvert le pot et m’avoir fait sentir, ça m’a rappelé la marinade de la viande au tan doori, en plus doux. Parce qu’on est quand même assez éloigné de l’Inde, de son énergie, de son intensité et de ses couleurs.

Aussi, étant curieuse de nature, j’aime beaucoup découvrir les produits qui bénéficient d’une AOC (appellation d’origine contrôlée). Je trouve cela fascinant, que chaque région ait ses ingrédients « fait pays », ses petites fiertés, son héritage et ses traditions culinaires. Et puis, j’ai toujours trouvé ça mignon « piment d’Espelette » !

Pour la petite histoire, Marmiton explique que le piment d’Espelette a été baptisé ainsi en référence à une petite commune éponyme du Pays Basque. Figurant parmi les emblèmes de la région, il bénéficie d’une AOC et sa production doit donc respecter un certain nombre de critères, d’autant plus que la zone est assez limitée.

Il est ensuite conditionné sous plusieurs formes : en purée, en coulis, en sauce, séché ou encore en poudre. Pour ma part, j’ai reçu un petit pot de poudre de piment d’Espelette. Et je peux vous dire que j’ai hâte d’assaisonner mes prochains plats avec ! Apparemment, on peut l’utiliser dans les plats de poisson, de moule, de viande et de volaille et dans les omelettes. Qui mangera verra !

En tout cas, si vous avez des recommandations, des recettes à partager, je suis tout ouïe 😉