Autour d'un verre

Le sweet world de Q&K, charmante confiserie à Rennes

A défaut d’un départ en vacances cet été, retour en enfance. En six mois à Rennes, je n’avais encore jamais remarqué THE confiserie pourtant incontournable : Q&K (Queen & King). Une petite boutique située rue Pont aux Foulons, So British avec son candy bar et ses bonbonnières.

C’est le genre de magasin où il ne faut pas m’abandonner. Je me suis extasiée devant chaque étagère, bonbonnière, emballage de chocolat et bonbon. Je me suis rappelé mon enfance, les saveurs que j’ai découvertes quand je partais en vacances à l’île Maurice et que je ramenais dans mes bagages. Des chocolats Cadbury aux bonbons Polo en passant par l’indétrônable briquette de Ribena, cette petite escapade britannique m’a vraiment fait plaisir ♥

 

Q&K propose également quelques produits venus tout droit des Etats-Unis, comme les Reese’s, les pots de Fluff ou encore les M&m’s insolites pour nous français. Je vous laisse regarder les quelques photos prises dans la boutique rennaise.

À toute fin utile, je précise que Queen & King a également des boutiques à Angers, Nantes et Tours. Dans une autre vie, je serai event planner et cette enseigne sera première dans mon carnet d’adresses, definitely! Car, cerise sur le gâteau, Q&K peut contribuer au succès des célébrations des événements de la vie : baptême, mariage, anniversaire ou autre fête religieuse, par exemple. Comment ? En réalisant des petits sachets personnalisés et en louant des bonbonnières pour la mise en place d’un candy bar, entre autres initiatives. Pour en savoir plus, le mieux est d’aller sur le site web de cette super boutique 😉

 

Publicités
Déjeuner à l'île Maurice
Autour d'un verre

Où se régaler le midi à l’île Maurice ?

Je ne sais pas si c’est parce que ça commence à faire longtemps que je n’ai pas mangé chez mes super cuistots mauriciens, mais c’est le moment de vous parler nana dan Moris. Voici donc cinq adresses où vous vous régalerez à coup sûr entre midi et deux. Impossible de les classer, elles se valent les unes les autres !

#1 – Roti Aka

Un farata épais et feuilleté, généreusement garni de currys végétariens ou non, au choix. C’est une bicoque incontournable à Port-Louis, au Jardin de la Compagnie (mais également à Cité Vallijee et à Sainte-Croix). La file y est toujours hyper longue, mais l’attente en vaut la chandelle. Prudence si vous êtes sensible au piment, les dames ont tendance à en mettre systématiquement et franchement, ça brûle ! Autre conseil : gardez en tête que vous y allez pour des faratas à emporter ou à manger sur le pouce un peu plus loin 😉

#2 – Miss Daisy Bistrot

L’équipe de Miss Daisy Bistrot vous réserve le meilleur accueil au coeur de Rose-Hill, à quelques pas de la clinique Bon Pasteur. Burgers, salades, cocktails sans alcool, plats du jour faisant honneur à la cuisine locale et délicieuses pâtisseries vous attendent du lundi au samedi de 9h30 à 16h. Enorme coup de coeur pour l’aménagement de l’espace, la terrasse est conviviale, c’est le restaurant rosehillien idéal pour papoter avec ses copines ou parler business avec un client.

#3 – La Boîte à Gâteaux

Ahhh la Boîte à Gâteaux… Trop de souvenirs ! C’est là-bas qu’on a commandé les gâteaux pour notre fête de PACS. C’est aussi là-bas qu’on se rendait de temps en temps pour le brunch. Cette pâtisserie située route du Club, à Vacoas, propose des viennoiseries salées pour le déjeuner. Elles sont légères (oui oui, une viennoiserie peut être légère !) et délicieuses. Un pur régal, et vous aurez bien évidemment l’embarras du choix pour le dessert 😉

No automatic alt text available.

#4 – Mama’s Kitchen

Mama’s Kitchen est une sandwicherie située sur la route principale de Quatre-Bornes, au milieu d’une dizaine d’autres snacks et restaurants, mais surtout au milieu de toutes les entreprises quatrebornaises. C’est, pour moi, le meilleur endroit où se régaler quand on n’a qu’une heure pour manger, ce qui est le cas pour la majorité des salariés à l’île Maurice. Le choix de sandwiches et de salades est très vaste et quelques gajacks sont également proposés sur place. Et que dire des desserts… Une tuerie ! Mama’s Kitchen mérite une mention spéciale pour ses jus de fruits frais authentiques et à prix correct.

#5 – Aventure des Saveurs

No automatic alt text available.

Ou « kot Brinda » pour les intimes. C’est un peu le resto-snack stylé de la rue Labourdonnais (Port-Louis). On y retrouve toujours les mêmes personnes, des anciens collègues, des copains, des amis d’amis… Car Brinda a le don de proposer une cuisine conviviale, à déguster sur place ou à emporter (mais ça a carrément plus de charme sur place, à condition d’avoir réservé ou d’être les premiers arrivés !). Tout comme Mama’s Kitchen, Aventure des Saveurs a aussi une spécialité : le thé glacé, à tester à tout prix !

Et vous, quelles sont vos meilleures adresses pour déjeuner en semaine ?

Autour d'un verre

Un petit nouveau dans la famille !

Ça nous trottait dans la tête depuis un bon moment. On avait choisi le nom depuis quasiment un an. Je voulais une demoiselle, ça lui était égal. Et puis ce weekend, on s’est lancés, et on est rentrés à la maison avec un petit rouquin qui dort toute la journée et qui fait la java toute la nuit.

Et oui ! Antoine et moi avons adopté un petit minou ! Il a deux mois, il est hyper câlin, hyper joueur aussi, et c’est une immense joie de l’avoir à la maison. Je me suis donc dit que j’allais vous en parler. Qui sait, peut-être que vous aussi, vous allez faire des heureux cet été en allant à la SPA ?

Un petit tour sur le site de la SPA

Bon, j’avoue, j’ai un peu forcé, ça faisait facilement six mois que je scrutais les sites de refuges pour animaux à la recherche de THE cat. Si on m’avait dit que j’aurais eu un coup de coeur qui me ferait immédiatement oublier mes critères de prédilection, je vous aurais ri au nez ! Bref, il y avait déjà énormément de choix sur le site de la SPA. Des chatons, des chats adultes, des chats SOS (les chats malades qui ont malheureusement du mal à être adoptés, même par nous, pour avoir vécu quelques semaines avec un animal malade, ça nous aurait fendu le coeur, vraiment…).

En se rendant sur place, on s’attendait à rencontrer plus de chats, et on ne s’est pas trompés ! Il y avait 5 ou 6 chats adultes, 14 chatons (!), 5 chats SOS et quelques autres chats dans un autre box mais je n’ai pas tout suivi. Je n’ai pas tout suivi car lorsqu’on est rentrés dans le box des chatons, ça a été une fabuleuse rencontre ♥

adoption chat SPA

Le tout premier chaton qui a sauté sur Antoine s’appelait Ninja. Petit mais costaud, il avait l’air d’avoir du caractère, de ne pas se laisser faire au milieu de ses petits camarades de box, mais aussi d’être joueur et affectueux. Il y avait aussi deux petits minous gris foncé, et un tigré gris et noir… On a failli faire la plouf’ pour se décider, mais mon coeur a été conquis par le petit Ninja.

L’arrivée de Chamarel à la maison

Une bonne heure et demie plus tard, le temps de signer tous les papiers et de prendre tous les renseignements utiles, nous sommes rentrés à la maison avec notre nouveau petit garçon, qu’on a tout de suite rebaptisé Chamarel (le fameux prénom choisi depuis quasiment un an). Ni une, ni deux, je lui ai fait découvrir sa litière, ses petits jouets (moment de fierté quand il s’est étalé sur le tapis en fil de jute que je lui ai crocheté !!!), ses gamelles et le reste de sa nouvelle maison. Antoine a pris le soin de recouvrir le canapé, ça lui fait toute une banquette douillette en couvertures Ikea 🙂

Au final, il s’est plus amusé avec des jouets DIY que ceux que nous lui avons achetés. Je ne croyais pas les gens qui me disaient qu’un chat pouvait s’extasier devant un simple lacet, et pourtant ! Bref, je confirme aujourd’hui : Chamarel s’éclate avec le fil destiné à fermer le sac poubelle, un fil de jute, une pelote de laine, un bouchon de liège et, le comble : une boîte en carton ayant contenu des bouteilles de bière !

Nos impressions sur l’adoption

Je savais qu’on s’attachait vite aux animaux domestiques, mais je dois reconnaître que c’est quand même plus intense que ce à quoi je m’étais préparée. Les premières nuits, j’avais mal au coeur à l’idée de le laisser miauler devant la porte de notre chambre (le temps qu’il s’approprie l’espace du salon). On l’a donc laissé entrer dans la chambre, et dormir nous a été assez compliqué puisque Chamarel adore jouer la nuit. Avec nos doigts de pieds. Comme tout bon chat qui se respecte 🙂

Aussi, adopter un chaton pour la première fois, c’est comme avoir un enfant. On découvre tout, on pose mille et une questions. Parfois, on se dit que c’est bête de demander ça. On tape « chat griffes soir avant coucher » sur internet pour savoir s’il est normal ou possédé (haha !). On lui parle tout le temps. On essaie de parler doucement et de ne pas faire de bruit autour quand il dort. On lui répond quand il miaule. On lui dit « viens voir maman/papa ». Et surtout, on adore ça 🙂

Pour clore ce post, je ne peux que vous recommander de vous rendre à la SPA si vous souhaitez adopter un petit chat. C’est l’été, les boxes sont pleins à craquer, et ces petites boules de poils ne sont qu’amour. Bien sûr, il n’est pas exclu que ces animaux puissent être malades (un petit coryza, par exemple), et les vétérinaires partenaires sont souvent overbookés. Mais je vous assure, c’est que du bonheur et on ne regrette pas du tout d’avoir été chercher Chamarel. Le prochain, il s’appellera Chatini et je sais déjà où le trouver. Il ne reste plus qu’à convaincre le papa (et acheter une maison) !

Aux saveurs d'Orient
Autour d'un verre

Aux Saveurs d’Orient, un délicieux voyage au départ de Rennes

Il y a quelques semaines, une vitrine m’a tapé dans l’oeil. Plus j’y pense, et plus je me dis que j’ai eu raison de franchir le pas de la porte quelques jours plus tard. Me voilà donc partie pour vous en faire l’éloge.

Aux Saveurs d’Orient est une pâtisserie orientale située rue Vasselot, au coeur de la jolie ville de Rennes, métro République plus précisément. La boutique affiche une élégante vitrine aux couleurs vives, elle est très lumineuse et surtout, surtout, très gourmande. Il n’en fallait pas plus pour me faire craquer ! Je ne sais pas si c’est parce que j’y suis allée pendant le ramadan (ouh, ça remonte, il va falloir y retourner !), mais les pâtisseries étaient généreusement disposées dans les plats et il y en avait pour tous les goûts.

La boutique propose une immense variété de gourmandises sucrées, préparées suivant les recettes algériennes, marocaines et tunisiennes. Chaque pays ayant sa petite touche, je n’ai pas pu me retenir de goûter à presque chaque pâtisserie (oups…). Accompagnées d’un thé à la menthe, elles sont juste exquises. Dépaysement assuré !

Puisqu’une image vaut mille mots, je vous laisse découvrir tout ça… Si vous êtes à Rennes, courez-y, vous ne regretterez pas (du moins, pas tout de suite ^^) !

Aux saveurs d'Orient

Aux saveurs d'Orient

Aux saveurs d'Orient

Aux saveurs d'Orient

Aux saveurs d'Orient

Aux saveurs d'Orient

Aux saveurs d'Orient

Aux saveurs d'Orient

Aux saveurs d'Orient

Aux saveurs d'Orient

Bar l'heure du jeu Rennes raclette
Autour d'un verre

Soirée raclette à L’heure du jeu : du fromage, du fun, de la joie !

Un des plaisirs que j’ai retrouvés en rentrant en France, c’est celui de pouvoir sortir le soir sans me soucier de réserver un taxi pour rentrer. Nous en avons donc profité pour répondre présents à la soirée raclette organisée vendredi dernier à L’heure du jeu.

L’heure du jeu est un bar à jeux de société qui accueille petits et grands dans une ambiance amicale et fort sympathique. Il se situe au coeur de Rennes, dans le quartier des Champs Libres, et est ouvert du lundi au dimanche.

A l’intérieur du bar, une immense sélection de jeux de société, allant du chacun pour soi aux jeux d’enquête en passant par les jeux coopératifs et les classiques. Il y a vraiment de quoi mettre tout le monde d’accord, quels que soient le caractère et les préférences de chacun. Des soirées sont par ailleurs organisées régulièrement (quiz de culture générale ou musicaux, blind tests, etc.).

Bar l'heure du jeu Rennes

En ce qui nous concerne, nous n’avons pas joué ce soir-là car nous n’y sommes allés que tous les deux et la faim (le fromage ?) a eu raison de nous. Le service était organisé sous forme de buffet à volonté comprenant le fromage, la charcuterie, les patates, les condiments et la salade. Le tout pour 13,50€ par personne. Un tarif que je trouve amplement raisonnable vu la qualité de l’accueil et du service, les quantités, l’ambiance : bref, c’est un tout !

Le bar étant plein à craquer, nous avons dû être colocs de table avec un autre groupe que nous ne connaissions pas du tout, mais tout s’est bien passé et nous avons donc passé une excellente soirée. En somme, si vous êtes de passage à Rennes et si vous aimez les lieux conviviaux, n’hésitez pas à faire une halte à L’heure du jeu. Ce bar fait partie des lieux où l’on se fabrique de délicieux souvenirs, et où l’on revient sans hésiter dès que l’occasion se présente !

Par ici pour accéder au site du bar 😉

Blog beauté huile de coco
Autour d'un verre

L’huile de coco et ses pouvoirs magiques

Parmi mes meilleures découvertes de 2017, je suis plus que ravie d’avoir expérimenté l’utilisation de l’huile de coco. Je ne l’ai pas encore utilisée en cuisine car mon chéri n’aime pas ça (pourtant, je suis certaine que dans une pâte à crêpes ou à gâteaux banane, ça peut être délicieux !). En revanche, je l’ai utilisée en cosmétique.

Etant atteinte de psoriasis depuis plus de 10 ans maintenant, j’ai testé toutes sortes de crèmes, traitements, visites chez le dermato et autres shampooings censés faire des miracles. Je ne suis toujours pas tirée d’affaire, et je ne le serai probablement jamais puisque le psoriasis est incurable et peut revenir à tout moment, même après une longue période d’accalmie.

Aujourd’hui, les plaques recouvrent mon cuir chevelu mais également mes oreilles, mon front ainsi que mes sourcils. Elles sont souvent sèches et pèlent énormément. Lorsqu’elles sont exposées à l’humidité (shampooing, transpiration, etc.), elles sont extrêmement douloureuses et des plaies ont tendance à se former. Bref, une belle cata, d’autant plus que ce sont des parties du corps qui sont exposées au regard de tous (ce sont même les premières que voit votre interlocuteur, mais ça va, mon chéri ne s’est pas enfui ☺).

La découverte de l’huile de coco

L’an dernier, j’ai rencontré un client importateur de produits bio. Je ne suis pas tout à fait convaincue par le manger-bio-vivre-bio, mais ça, c’est un autre débat. Néanmoins, j’ai forcément dû m’intéresser à ses produits dans le cadre de mon travail, et j’ai donc opté pour un pot de 200 ml d’huile de coco. Ce jour-là, il faisait très chaud donc l’huile était liquide mais quelques jours plus tard, il a fait froid à l’appartement et j’ai vu le contenu se solidifier et devenir opaque, comme sur la photo ci-dessous.

Blog beauté huile de coco

Pour commencer, j’ai réparti 5 cuillères à soupe d’huile de coco sur tout mon cuir chevelu et dans mes cheveux, jusqu’aux pointes. J’avais le crâne extrêmement sec ce jour-là, au point d’en avoir mal à la tête. Du coup, j’ai laissé poser ce masque une bonne demi-journée, voire une journée si ma mémoire est bonne.

Le shampooing n’a pas été une partie de plaisir, loin de là ! En effet, j’ai peut-être un peu trop forcé sur la dose, et j’ai dû faire un deuxième shampooing le lendemain car une couche hyper (beaucoup trop) grasse tapissait mes cheveux.

Tout est une question de dosage, les essais suivants étaient mieux réussis et moins gourmands en shampooing !

L’huile de coco fractionnée

Mon client m’a aussi fait parvenir un échantillon d’huile de coco dite fractionnée. Je ne me suis pas vraiment renseignée sur la différence, mais elle semble plus transparente, moins dense et un peu plus liquide. D’ailleurs, elle ne s’est pas solidifiée contrairement à l’huile de coco classique, qui est sensible à la température.

Je l’ai essayée sur le cuir chevelu et sur mes plaques, et j’ai été plus que satisfaite du résultat.

Combattre le psoriasis avec l’huile de coco

Bon, malgré l’efficacité de l’huile de coco, il est important de rappeler que ce n’est pas un remède miracle, et que les plaques ne disparaissent pas complètement non plus. En effet, jusqu’à présent, il n’existe toujours aucun remède efficace à vie contre le psoriasis. Ici, voici les petites habitudes que j’ai adoptées.

  • Appliquer de l’huile de coco régulièrement sur les plaques, qu’elles soient sèches ou irritées (une fois par jour après la douche, c’est l’idéal)
  • Faire un masque capillaire au moins une fois par semaine (une à trois heures de temps de pose)
  • Faire un shampooing, deux si vraiment la couche de gras est encore trop persistante (mais ne but n’est pas de sortir de la douche avec un cuir chevelu sensible et sec !)
  • Appliquer de l’huile de coco sur mes jambes après le rasage ou en crème hydratante avant de sortir

Et voilà le travail ! Que vous souffriez de psoriasis ou non, l’huile de coco a un fort pouvoir hydratant et peut tout à fait être utilisée au quotidien. C’est un produit naturel, sans parfum, sans paraben, bref, sans tous les produits chimiques contenus dans les crèmes hydratantes que l’on trouve dans le commerce. D’ailleurs, je l’utilise même en démaquillant et c’est parfait !

En cuisine ou dans la salle de bain, comment utilisez-vous l’huile de coco ? Je suis curieuse de savoir 🙂

Agenda travail freelance
Autour d'un verre

La FAQ de la freelance à l’île Maurice

Travailler en freelance, et faire tout ce que j’ai fait depuis le début de ma carrière, je pense que je n’aurais pu le faire qu’à l’île Maurice. Etant en ce moment à la recherche de remplaçants, j’ai compilé les questions qui revenaient le plus souvent. J’y réponds ici, parce qu’après tout ça peut servir à tout le monde 🙂

Comment tu fais pour devenir freelance à l’île Maurice ?

D’un point de vue administratif, quand on est mauricien ou époux de citoyen mauricien, il n’y a qu’à faire une Business Registration Card au Registrar of Companies, à Port-Louis. Pour cela, il vous faudra votre carte d’identité et un justificatif de domicile (je me suis pointée là-bas avec tous les documents qui pouvaient justifier mon identité, celle de mes parents et ma nationalité parce qu’on ne sait jamais !).

As-tu un contrat avec tes employeurs ?

Alors tout d’abord le terme « employeurs » me met un peu mal à l’aise. Je me suis mise en freelance pour pouvoir travailler avec des gens et non pas pour eux, et à mon sens cette nuance est importante. Bref, c’est un détail.

En ce qui concerne le contrat, il est possible d’en faire un mais attention. Certaines entreprises ont des contrats tout faits. Vérifiez bien le contenu, et mettez-vous bien d’accord sur le fait qu’il s’agit d’une collaboration. Personnellement, je considère que lorsqu’on est freelance, on ne peut pas se voir imposer une exclusivité, un lieu de travail et des horaires en particulier (sauf, bien sûr, si le métier ou le service l’exige – chargé de recrutement Maurice-France, téléopérateur, administrateur réseau en freelance, par exemple).

Par ailleurs, étant donné que j’ai quelques clients réguliers et d’autres ponctuels, voici ce que nous avons mis en place :

  1. Client régulier : Un bon pour accord afin que nous travaillions en confiance
  2. Client occasionnel : Un cahier des charges après chaque demande, reprenant les requêtes du client, les conditions de paiement, l’encadrement des échanges, etc.

Enfin, certains clients éditent des logiciels (et donc des codes) ou encore des supports au format papier. S’ils sont basés en France, il n’est pas rare qu’ils envoient un contrat de cession de droits d’auteur à signer et à renvoyer par voie postale. Là encore, lisez bien les termes et les conditions qui vous lient à ce type d’entreprise.

As-tu déjà travaillé avec des étrangers qui ne sont pas basés à l’île Maurice ?

Oui ! Et c’est l’avantage du statut freelance. Je peux travailler avec des clients basés partout dans le monde. Le tout, c’est de vérifier que le décalage horaire n’affecte pas la communication, que le tarif reste correct pour les deux parties, qu’il n’y ait pas de barrière de langage si l’on est amené à collaborer avec d’autres membres de l’équipe du client, etc.

Comment tu fais pour trouver des clients ?

En fait, je travaille en freelance depuis plus de trois ans maintenant (j’ai commencé par cumuler travail salarié et freelance). Mon premier client était une connaissance, le fondateur d’un site mondialement connu et leader dans son domaine, basé à l’île Maurice. La localité a bien sûr facilité les échanges : on s’est rencontré, on a discuté, j’ai fait des tests, et j’ai été retenue pour collaborer avec son équipe.

Dans la foulée, je me suis inscrite sur une plate-forme de mise en relation entre les demandeurs et les freelance. J’ai travaillé sur des petits projets, et j’ai créé un portfolio (une liste de liens pertinents pour donner un aperçu de mes prestations). J’ai indiqué sur mon profil LinkedIn que je travaillais aussi à mon compte et que j’étais disponible pour des missions X et Y.

A mesure que je me détachais de l’entreprise qui m’employait, je me disais que je pouvais tout à fait gagner plus en faisant plusieurs missions les unes plus intéressantes que les autres. Puis, sur mon dernier poste, je n’avais pas de stabilité. Et vraiment, c’est un coup de bol, mais j’ai été contactée via LinkedIn par un potentiel client, basé à Maurice, pour une mission à long terme. Nous nous sommes rencontrés dans la foulée (pour de vrai, il m’a contactée à 10h et à 12h30 nous étions à table ensemble), et nous étions partis pour un parcours incroyable, qui dure encore !

Après, le bouche à oreille a fait son travail. J’ai parlé à quelques amis qui à leur tour m’ont recommandée à leurs patrons, à des amis, à des contacts, à des clients de clients… Il y a des collaborations qui ont fonctionné, d’autres non, ça fait partie du jeu.

Comment tu t’organises quand tu travailles en freelance ?

Agenda travail freelance

J’ai un agenda dans lequel je note mes tâches (production, appels, rendez-vous) pour la semaine, et je les barre au fur et à mesure.

J’épluche mes mails le matin, je les classe dans des dossiers nominatifs, je réponds aux plus urgents (à partir du moment où il y a une question ou une demande de rendez-vous, c’est un mail urgent), et je traite les autres (généralement des assignations de tâches ou des documents complémentaires) au fur et à mesure.

Je crée une facture par client en début de mois et je la remplis au fur et à mesure également. Comme je fais des factures détaillées, cela m’évite d’aller fouiller et de perdre deux heures à chaque fin de mois pour retrouver ce qui a été fait.

Afin d’être (plus ou moins) sûre d’être payée dans les temps, j’envoie ma facture autour du 25. D’ailleurs, j’ai pris le soin d’indiquer le délai de paiement dans le template. Certains clients ont cependant leur propre template et leurs conditions pour la facturation. Ils travaillent avec de nombreux collaborateurs, dans plusieurs pays du monde donc c’est au freelance de s’adapter. Ça fait aussi partie du jeu.

Mais t’arrives à travailler alors que t’es chez toi / que tu n’as aucun collègue / etc. ?!

Travailler de chez soi, c’est le pied ! Je me lève un peu plus tard que si je devais prendre les transports en commun, je fais du sport, je n’ai pas à affronter le froid après la douche du matin, je prends mon temps pour petit déjeuner, je me mets au boulot tout doucement et si j’ai envie de flâner un peu sur Marmiton, Facebook ou autre, je le fais et surtout : je ne me soucie pas de mon apparence ! Je peux donc enfiler un pyjama, porter deux chaussettes de différentes couleurs, oublier de me coiffer un matin… Ce n’est pas un drame. (Bon, je donne l’impression d’être crade mais non en fait, je suis juste confortable, je m’entretiens et je fais un effort quand j’ai un appel en vidéo ou un rendez-vous physique avec un client, promis !)

En ce qui concerne l’aspect collègues, je reconnais que c’est un point qui m’a (beaucoup) fait douter au tout début. Mais petit à petit, j’ai développé mes petites habitudes, et j’ai une amie qui vient faire du co-homing tous les jeudis donc tout va bien !

Enfin, il y a des événements de temps en temps (networking, conférences, formations gratuites, etc.), donc je m’habille, je me coiffe et je pars rencontrer des humains 🙂

CELA DIT, une fois en France, j’aimerais être salariée, et travailler au sein d’une entreprise. Pour retrouver cette discipline, voir du monde quotidiennement (en plus il paraît qu’en Bretagne il pleut tout le temps, ça doit être triste de rester tout seul chez soi quand il pleut !), découvrir ma nouvelle ville, discuter avec des gens, me dire qu’on va déjeuner ensemble, des choses comme ça.

Ici, j’ai eu la chance d’être épaulée par mes proches : ils ont su me rassurer, mais aussi me pousser quand il le fallait, et je leur en serai toujours reconnaissante.

En somme, être freelance à l’île Maurice, c’est vraiment intéressant quand on a une compétence que l’on veut exploiter à fond, et surtout quand on ne veut pas se cantonner à une seule entreprise. C’est avoir la possibilité d’accepter et de refuser, de faire des suggestions, de conseiller, d’être écouté et, tout simplement, de partager.

Si vous doutez, laissez-vous encore un peu de temps, mais j’espère que cet article vous aura aidé à y voir plus clair !